Edito 2014

Dionysies thébaines…

Bacchantes, Œdipe roi, Sept contre Thèbes, Antigone, Amphitryon : ces cinq pièces d’Euripide, Sophocle, Eschyle, Sophocle et Plaute ont un point commun, se passer à Thèbes, dans la ville fondée par Cadmos le phénicien, dans cette Béotie toute proche d’Athènes et si étrange à la fois. Peuplée de dragons, de sphinx et de satyres, nourrice de guerriers sortis de son sol, ceinte de remparts à sept portes élevés par la lyre d’Amphion, la ville de Thèbes nous parle des profondeurs du mythe. Dionysos et Héraclès y naissent. Œdipe y revient malgré lui. Les armées de son fils Polynice l’assiègent. Antigone défie ses lois. Sosie y croise son double dans la comédie romaine de Plaute.

Un jour l’Histoire la rattrape. Alexandre le Grand investit la Thèbes historique, tue ses habitants ou les réduit en esclavage et rase ses murs immémoriaux, n’épargnant que la maison du poète Pindare.

La cité meurt. Mais survit par sa légende.

Et revivra aux Dionysies, du 21 au 29 mars 2014, dans les cinq pièces du cycle thébain, dans des récitals (Pythique de Pindare, Roman de Thèbes à la cour d’Aliénor d’Aquitaine), et des lectures dramatisées (Pausanias, Diodore de Sicile, Naissance de la tragédie de Nietzsche). Homère n’en sera pas absent. Et pour mieux comprendre les destinées humaines, une journée d’études et d’ateliers sera consacrée à interroger les étoiles, de Ptolémée à Galilée.

Philippe Brunet

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